My New-York City blues

Paroles & Musique : David-Johann Dray

 

Elle est laide cette ville et désirable à la fois,

Elle t’étouffe de son style, de son charme extravagant,

Elle ruisselle de pluie et je suis transi de froid.

Elle vibre et elle vrombit d’un bruit assourdissant.

 

Mais quand la nuit tombe et qu’enfin la pluie cesse,

Que les autos retournent dormir à confesse.

Entre Washington square et Bleecker je paresse

Le New-York City Blues me prend comme une caresse.

 

Comme un poisson dans l’eau,

Un Moscow mule noyé de gingembre,

Tous mes sens s’éveillent et mes épaules tremblent

Le New-York City Blues peut me prendre comme bon lui semble.

 

My New-York City Blues …

 

C’était, il y a longtemps, je flânais dans ces rues,

A Soho, le printemps ne m’avait pas reconnu.

Il pleuvait comme toujours, mais là sur le trottoir,

Du rock, du jazz et du blues, se racontait toute l’histoire.

 

Il était magnifique, ce mur baigné de couleur,

Où Jim Morrison, les Stones et tous les rockers,

Côtoyaient sans chapelle les soul men, les crooners,

Les divas à la noce, Dylan et Chet Baker.

 

Mais en repassant par-là,

Quelques dix ans plus tard,

Pas de trace de ce mur, ce totem, cet étendard.

Dans cette ville qui dévore le jour et ne dort jamais le soir.

 

My New-York City Blues …

 

J’ai tant et tant cherché ce street art coloré,

Qui était juste devant moi, invisible sous mon nez.

Il était éventré, passablement délavé,

Comme un mauvais cover, un standard massacré.

 

Mais le Groove, le Groove, Le Groove qui l’avait sauvé    

Il en fit son enceinte, sa devanture qui tremble,

De vibrations cosmiques, de soul et de notes bleutées.

Ce New-York City Blues peut me prendre comme bon lui semble.

 

My New-York City Blues …

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